NOISE FOR VIET NAM

MOI et peut être plus

12 août 2005

Les chroniques du soleil #6

Ça faisait longtemps que je ne vous ai pas raconté un de ces fameux moments où je deviens tout fleur bleue sous l’effet d'un charme féminin incontestable. L’histoire débute un samedi après-midi alors que je suis confortablement allongé dans un transat et que je paresse telle un ours du Saint-Laurent attendant la migration des saumons pour se faire le repas de l’année. Tout d’un coup (élement modificateur) je remarque l’arrivé en face de moi, de 3 jeunes demoiselles habillées comme dans ce temps où la mode était aux couleurs pastel, à la jupe rigide ou à la robe bouffante et où Godard tourné des films insensés dans lesquels Jean Claude Brialy tourne autour d’une table en vélo en hurlant son dialogue à Belmondo dans une autre piéce, le tout recouvert d’ une insupportable musique au clavecin, le temps de « Une femme est une femme » en 1961, mais je crois que je mégard un brin.
Les 3 jeunes filles s’emparent de leurs instruments respectifs, un violon, une guitare et 2 claviers et commencent à jouer de ravissantes petite ritournelles, qu’elles accompagnent avec leur voix d’anges. Un ami présent, dans la salle, me chuchote le nom du trio « the Konki Duet ». Et oui, je suis à Passerelle à l’occasion du festival Astropolis dans une des salles réaménagées en plage musicale, dans ce lieu plus habitué aux expositions d’art conceptuel (qui a dit incompréhensible ?).
The Konki Duet comme je vais l’apprendre plus tard est composé de Zoé (la guitariste), Tamara (la violoniste) et Kumi (la claviériste, mais aussi trompettiste) et est signé chez Active Suspension, label dont je découvre en ce moment le catalogue avec bonheur (c’est bon de savoir qu’il reste des choses à explorer). The Konki Duet joue de leur propre dire « une post pop baroque indéfrisable », la formule est au moins aussi mignonne que la guitariste (bon voilà je l’ai placé) et à l’avantage de ne pas m’obliger à me creuser la tête en vous sortant tout le bazar pour définir une musique intimiste, mais pas minimaliste enfin pas chiante au final. Le concert est un mélange de douce reprise et de titre tirés de leur premier album « Il fait tout gris » et du nouvel album qu’elle enregistre actuellement. Nous avons même le droit à un « No One Knows » des Queen of the Stone Age complètement réarrangé, la guitariste me confie après le concert qu’elle espère que ceci l’attaquerons en justice pour qu’elle puisse enfin les rencontrer.
Dès la sortie du concert, je file me procurer l’album du trio et bonne surprise c’est une parfaite capture de ce que j’ai peut entendre en concert. D’ailleurs à ce propos magnifique travails du sonorisateur lors du concert, un membre du projet Section Amour. Sur disque comme en concert, the Konki Duet dégage un charme fou, on attend le prochain album avec impatience !

toulouse012Le site officiel des Konki Duet.
Le blog de Kumi la claviériste.
Un extrait de "Il fait tout gris", le titre "Cindy" en écoute ici.
Un titre en écoute dans le player à gauche de la page.
                                                                 

Posté par ibrendan à 23:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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